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Women take the lead

Inspired by the example of the founder and president of the Nai Qala Association, the women of Sokhtagi have created a women’s council

Impressed by the fact that an Afghan woman could lead a project in their area and inspired by the founder and president of the Nai Qala Association, women have decided to take their fate into their own hands.

During fall 2017, the women in the village of  Sokhtagi created the “Women’s Council Association”. This is the first council of this type not only in the village and in the district, but certainly also throughout the province of Bamyan.

The goal of a women’s council is to provide a forum for discussion where everyone can share their ideas in confidence. Women are aware that if they want to be able to participate in decisions, they must be clear and precise in their demands. Women’s health and literacy are part of the council’s priorities.

Creation of the council

A few months ago Momena, a fifty-something, illiterate mother of seven, grandmother and shepherd’s wife had the vision of creating a women’s council to answer their specific problems. This need to assemble women was based on the observation that a group has more weight than an isolated individual; with this idea in mind, Momena started to bring women together.

The President of the Nai Qala Association’s first visit to Sokhtagi was a trigger for Momena. She accompanied the President in each of the meetings with the community and was inspired by Taiba Rahim’s leadership and the tasks that were distributed to the community.

One of the tasks entrusted to the community was to prepare the ground for the construction of the school. Momena took it upon herself to go door to door, and collect money to rent the bulldozer that would allow the community to prepare the ground. Thanks to her persuasiveness, Momena was able to collect the financing on her own. This first success allowed her not only to gain the community’s recognition and the men’s respect but also to send a strong message to the women, so that they joined her in her project.

During Nai Qala President’s visit in December 2017, the women discussed the statutes and elected the committee members of the newly created association. Momena hired some students from Sokhtagi school as treasurer, spokesperson or secretary of the new council association.

A source of motivation

The construction of a school by the Nai Qala Association brings a village not only development opportunities for children but also strength and confidence to the community, especially for women.

Momena expressed gratitude to Taiba Rahim, President of the Nai Qala Association: “Thank you for bringing change to our village. Your presence among us, the way you speak to men means a lot to us. It encourages me to convince women to join.”

We have seen a greater participation of women in Nai Qala projects than in any other similar project in the region. The women have seen that Nai Qala’s projects are proposed and led by a woman, which makes all the difference for them. This gives them more strength and self-confidence.

 

Les femmes s’engagent

Inspirées et motivées par l’exemple de la fondatrice et présidente de l’association Nai Qala, les femmes de Sokhtagi ont créé un conseil des femmes

Impressionnées de voir qu’une femme afghane pouvait mener un projet dans leur région et inspirées par la fondatrice et présidente de Nai Qala, des femmes ont décidé de prendre leur destin en main.

À l’automne 2017, les femmes du village de Sokhtagi ont créé «l’association du conseil des femmes». C’est une première, sous cette forme, non seulement dans le village et dans le district,  mais certainement aussi dans toute la province de Bamyan.

Santé et alphabétisation en priorité

L’objectif d’un conseil féminin est de proposer un forum de discussion où chacune peut partager ses idées en toute confiance.  Les femmes sont conscientes que si elles veulent pouvoir participer aux décisions, elles doivent être claires et précises dans leurs revendications. La santé et l’alphabétisation des femmes sont les priorités du conseil.

Création du conseil

Il y a quelques mois Momena, la cinquantaine, mère illettrée de 7 enfants, grand-mère et femme de berger a eu la révélation de créer un conseil de femmes afin de répondre à leurs problèmes spécifiques. Ce besoin de rassembler les femmes est parti du constat qu’un groupe avait plus de poids qu’un individu isolé; forte de cette idée, Momena a donc commencé à rassembler les femmes.

Le premier passage de la présidente de l’association Nai Qala à Sokhtagi a été un élément déclencheur pour Momena. Elle a accompagné la présidente dans chacune des réunions avec la communauté et été inspirée par le leadership de Taiba Rahim et par les tâches distribuées à la communauté.

L’une des tâches confiées à la communauté a été de préparer le terrain pour la construction de l’école. Momena a pris sur elle de faire du porte à porte et de rassembler assez d’argent afin de louer le bulldozer qui permettrait à la communauté d’aplanir le terrain. Grâce à sa force de persuasion, Momena a pu assurer à elle seule le financement. Ce premier succès lui a permis non seulement de gagner la reconnaissance de la communauté et le respect des hommes mais aussi d’envoyer un message fort aux femmes, afin qu’elles la rejoignent dans son projet.

Lors du passage de la présidente de Nai Qala, en décembre 2017, les femmes discutaient des statuts et choisissaient les membres du comité de l’association nouvellement créée. Momena a engagé quelques étudiantes de l’école comme trésorière, porte-parole ou encore secrétaire de la nouvelle association du conseil.

Une source de motivation

La construction d’une école par l’association Nai Qala apporte, dans un village,  non seulement des opportunités de développement pour les enfants mais aussi force et confiance à la communauté, et en particulier pour les femmes.

Momena  a exprimé sa gratitude à Taiba Rahim, présidente de l’association Nai Qala: “Merci d’avoir amené du changement dans notre village. Votre présence parmi nous, la façon dont vous vous adressez aux hommes représente beaucoup pour nous. Cela m’encourage pour convaincre les femmes de me rejoindre.”

Nous avons constaté une plus grande participation des femmes aux projets de l’association Nai Qala que dans n’importe quel autre projet similaire mené dans la région. Les femmes ont vu que les projets de Nai Qala sont proposés puis dirigés par une femme, ce qui fait toute la différence pour elles.

 

Grâce à Nai-Qala, les filles peuvent suivre des cours d’appui pendant l’hiver

Des filles de l’école de Zeera Gag sont hébergées dans des familles d’accueil le temps de suivre les cours hivernaux d’appui scientifique.

À la mi-décembre, les enseignants-formateurs de Nai Qala se sont rendus au village de Zeera Gag, où l’Association Nai Qala a construit une école en 2015, pour lancer une nouvelle édition du cours de renforcement des capacités.

Nai Qala avait déjà exécuté ce programme dans le village de Zeera Gag l’hiver dernier, pendant les vacances scolaires. Il était destiné à plus de 200 filles. Mais chaque semaine, le nombre de filles participant au cours diminuait progressivement; en effet, de nombreuses filles vivent dans des villages reculés où les risques d’avalanche  sont élevés et les conditions météorologiques difficiles. Toutes les filles qui ne pouvaient pas assister au cours étaient très déçues.

Cet été, de nombreux parents déterminés et qui partageaient la déception de leurs filles ont approché des familles vivant à proximité de l’école de Zeera Gag. De nombreuses familles ont accepté qu’une jeune fille puisse vivre avec eux pendant 3 mois, ce qui correspond à la durée du cours de renforcement des capacités. En compensation de l’hébergement de leur fille, les parents ont donné du blé ou du fromage aux familles d’accueil.

Quelques jours avant le début du cours, plus de 10 filles âgées de 16 à 18 ans vivaient déjà dans leur nouvelle maison, en attendant avec impatience l’arrivée des enseignants de Nai Qala.

Pour cette année, 160 filles sont attendues au cours de renforcement des capacités.

Pour en savoir plus sur le projet de renforcement des capacités, cliquez ici.

Thanks to Nai-Qala, girls can benefit from capacity-building course during the winter

For the duration of the winter capacity building course, some girls are living in host families’homes. 

In mid-December, Nai Qala teacher-trainers travelled to the village of Zeera Gag, where the Nai Qala Association built a school in 2015, to launch a new course of capacity building.

Nai Qala had already run this program in the village of Zeera Gag last winter, during the school holidays. It was meant for over 200 girls. But gradually the numbers of girls reduced every week; indeed,  many girls were living in the remote villages where there are high risks of snow avalanche and tough weather condition. All the girls who could not attend the course were very sad.

This summer, many determined parents who shared their daughters’ disappointment, approached families who live near the school of Zeera Gag. Many families agreed to have a girl live with them for a period of 3 months, the duration of the capacity building course. In return, these parents have agreed to give host families some wheat or cheese.

Just in the last few weeks before the start of the course, over 10 girls between age 16 and 18 were already living in their new houses, impatiently waiting for the Nai Qala teachers to arrive, and to benefit from the course.

For this year, the course is planned for 160 girls.

To know more on the capacity building project, click here.

Mothers love the early childhood program

Mothers are enthusiastic about the early childhood education program

Mothers whose sons and daughters attend the early childhood program are impressed by the progress of their children and are very grateful to the Nai Qala Association for providing such a class. Four of them shared their testimonials:

Setayesh (6 years old) and Elena’s (5 years old) mother: “My daughters learnt how to read and sing, greet people and to be polite. They learnt and then explained  the five senses to the family. I never thought about this … and found it very interesting. Every day when my children come home and share their new knowledge with me, it fills my heart with a happiness and joy that I have never felt before. My children are different from the other children. If Nai Qala Association were to experience financial difficulties one day, we would contribute to the class to help maintain such an important program for our children. We will do anything for our daughters!”. 

Saraj ‘s (4 years old) mother“My son is very careful about his clothes and tries to play in a safe environment. Before these classes, he used to play in the dust and in dirty places, but now it’s totally different. Playing in a clean place became part of his dignity and discipline. He greets and shows respect for everybody. Within just four months, he has become another boy. He learned things that I could never think of how to tell them to my child. Now I know how it’s done and how to talk with my child.  I am very grateful that Nai Qala provides us with such an important program. I hope the Nai Qala Association will continue such a program. If not, we will continue this program by ourselves”.

Marina’s (5 years old) mother“My daughter comes home,  shares and sings all the songs she learned in the class. It brings so much happiness to our home.  Marina behaves totally different at home, her way of talking, eating, listening, greeting… The notebook that has been given to her in the class, is a big motivation for her. She reads and write without stopping. When I see Marina, I regret we did not have such an opportunity when I was her age… I hope Marina learns well and will have a good future.  The songs of my daughter give me such an inspiration that I wish there should be such a class for mothers too”.

Razeya, mother of 2 young children: “I am very happy to come to the class where my 2 children go every day. I cannot believe it when I see my 4 years old girl and 3 years old boy read and write already at such  a young age. I am impressed to see them playing in such a positive and clean environment with other children. I see how they are learning, playing together and developing their personalities. Since my children attend this early childhood class, they are very different. They say hello to everybody, wash their hands regularly, especially before and after eating”. 

Les mamans sont conquises par les classes maternelles

Les mères dont les fils ou filles participent au programme de la petite enfance sont impressionnées par les progrès de leurs enfants et sont très reconnaissantes à l’Association Nai Qala d’avoir offert une telle classe. Quatre d’entre elles partagent leurs témoignages:

La maman de Setayesh (6 ans) et Elena (5 ans): “Mes filles ont appris à lire et à chanter, à saluer les gens et à être polies. Elles ont appris en classe puis expliqué les 5 sens à la famille. Je n’y avais jamais pensé  … et j’ai trouvé cela très intéressant. Quand je vois tous les jours mes enfants revenir à la maison et partager leurs nouveaux apprentissages, cela remplit mon cœur de bonheur et d’une joie que je n’avais jamais ressentis auparavant. Mes enfants sont différents des autres enfants. Si l’Association Nai Qala éprouvait  un jour des difficultés financières, nous contribuerions à maintenir un programme aussi important pour nos enfants. Nous sommes prêts à tout faire pour nos filles!”.

La maman de Saraj (4 ans): “Mon fils fait très attention à ses vêtements et essaie de jouer dans un environnement sûr. Avant l’existence du programme, il jouait toujours dans la poussière ou dans des endroits sales, mais maintenant c’est totalement différent. Jouer dans un endroit propre fait partie de sa dignité et de sa discipline. Il salue et montre du respect à tout le monde. En seulement quatre mois, il est devenu un autre garçon. Il a appris des choses que je n’aurais jamais pu lui expliquer. Maintenant, je sais comment parler avec mon fils. Je suis très reconnaissante que Nai Qala ait apporté un tel projet. J’espère que l’Association Nai Qala pourra poursuivre le programme. Si ce n’était pas le cas, nous pourrions poursuivre ce programme nous-mêmes”.

La maman de Marina’s (5 ans): “Ma fille rentre à la maison, partage et chante toutes les chansons qu’elle a apprises en classe. Cela apporte tellement de bonheur dans notre maison. L’attitude de Marina est totalement différente à la maison, sa façon de parler, de manger, d’écouter, de saluer … Le cahier qui lui a été remis en classe est une grande motivation pour elle. Elle écrit et lit sans s’arrêter. Quand je vois Marina, je regrette de ne pas avoir eu une telle opportunité quand j’avais son âge … J’espère que Marina apprendra bien et qu’elle aura un bon futur. Les chansons de ma fille me donnent une telle inspiration que je souhaite qu’il y ait une telle classe pour les mères aussi”.

Razeya, mère de deux jeunes enfants: “Je suis très heureuse de participer à la classe où mes deux enfants viennent tous les jours. Je n’arrive pas à croire que ma fille de 4 ans et mon garçon de 3 ans sachent déjà lire et écrire. Je vois comment ils apprennent, jouent ensemble et développent leur personnalité … Depuis que mes enfants suivent ce cours ils sont très différents. Ils disent bonjour à tout le monde, lavent leurs mains régulièrement, en particulier avant et après les repas”.

Nai Qala contributes to the development of the local economy

Nai Qala provides the poorest populations with an income by hiring local  helpers when building community infrastructures

In rural villages, the lack of income threatens the budget of many families. Karim, a father of 7 children, was unemployed and did not own any land; he had tried several times to travel to Iran to work but had often been sent back at the border. To earn a little money, Karim and his wife made the difficult decision to place their four children as servants or agricultural helpers.

During the construction of the school, Karim got a temporary job on the construction site. Every morning for 8 months, his wife baked bread for the workers and the family earnt some money. Thanks to this money, the family bought a piece of land and 7 sheeps. They worked hard, grew wheat and the number of sheeps rose to 15.

The years passed and the parents were able to bring the children back home. The father promised that all his children would study in the school he had contributed to build.

Nai Qala’s philosophy is always to hire local auxiliaries for the construction of community infrastructures. In the last 10 years, Nai Qala has hired more than 700 villagers, providing income to people in these remote areas. Village men were employed in the construction of the schools, giving them wages they would not get otherwise, and their wives earned money by providing food to the outworkers in the village.

Nai Qala contribue aussi à l’essor économique local

Nai Qala engage des auxiliaires locaux pour la construction d’infrastructures communautaires et fournit ainsi un revenu aux populations les plus démunies

Dans certains villages, l’absence de revenu pèse très lourd dans le budget des familles. Karim, père de famille de sept enfants, était sans travail et ne possédait pas de terrain; il avait tenté plusieurs fois de se rendre en Iran pour travailler mais avait souvent été refoulé à la frontière. Pour gagner un peu d’argent, Karim et sa femme prirent donc la décision difficile de placer quatre de leurs enfants comme domestiques ou aides agricoles.

Lors de la construction de l’école, Karim a obtenu un emploi temporaire sur le chantier. Chaque matin pendant 8 mois, son épouse a cuit le pain pour les ouvriers et la famille a pu ainsi gagner un peu d’argent.  Grâce à cet argent, la famille a acheté un lopin de terre et sept moutons. Ils ont travaillé dur, fait pousser du blé et le nombre de moutons est passé à quinze têtes.

Les années ont passé et les parents ont pu ramener les enfants placés à la maison. Le père s’est engagé à ce que tous ses enfants puissent étudier dans l’école qu’il avait contribué à construire.

La philosophie de Nai Qala est de toujours engager des auxiliaires locaux pour la construction d’infrastructures communautaires. Au cours des 10 dernières années, Nai Qala a embauché plus de 700 villageois, fournissant des revenus aux habitants de ces régions reculées. Des hommes des villages ont été employés à la construction des écoles, leur donnant des salaires qu’ils n’auraient pas obtenu autrement, et leurs femmes ont gagné de l’argent en fournissant de la nourriture aux travailleurs externes au village.